Le Grand rassemblement des Premières Nations (Photo Pierre Gill)

Vers 18 h le dimanche 12 juillet dernier, les tambours se sont tus. La vie reprenait lentement son cours, à Mashteuiatsh, alors que ce silence marquait la fin de la vingtième édition du Grand rassemblement des Premières Nations. Une édition mémorable, selon la principale organisatrice de l’événement, Audray Nepton, que nous avons rencontré une fois le rideau tombé.

Le déploiement de ressources et d’activités était très important. Du 3 au 12 juillet, de multiples compétitions, des spectacles, des kiosques, des démonstrations d’art et de savoir-faire, des cérémonies, un pow-wow et un spectaculaire feu d’artifices sont venus articuler ces dix jours. Mais le clou du spectacle demeure certes le spectacle de drones, présenté immédiatement avant les feux d’artifices. Au moment d’aller sous presse, on ne pouvait dire combien de personnes y ont assisté, mais la foule était très nombreuse. Même les bateaux et voiliers étaient de la partie.

Pour Audray Nepton, la grande fête était réussie : « On peut effectivement parler d’une édition exceptionnelle. Les artisans, les collègues, les responsables, les restaurateurs, les agents de sécurité, les visiteurs, tous s’entendent pour dire qu’il s’agit d’une année exceptionnelle, en termes d’achalandage, d’activités, c’est une grande réussite pour nous », soutient la principale coordonnatrice.

Selon Audray Nepton, le point culminant demeure le spectacle de drone et les feux d’artifice : « Les gens ont vraiment été éblouis, on voyait les étincelles dans leurs yeux. Sur les réseaux sociaux, les gens ont partagé et ils nous en ont parlé toute la journée, à quel point les feux d’artifice et le spectacle de drones les représentaient ». Questionnée à savoir si les drones allaient remplacer éventuellement les feux d’artifice, Audray Nepton ne le sait pas encore. Elle souligne cependant que « les feux d’artifice demeurent une attraction attendue et magique avec de la lumière, du son, des reflets sur le Pekuakami, etc. Bref, on va évaluer tout ça puisqu’on fait également des sondages et autres activités de validation auprès des visiteurs et de la population », précise-t-elle.

La vingtième édition du Grand rassemblement des Premières Nations appartient maintenant au passé et tout le monde en est sorti grandi. Dans la prochaine édition du Pekuakamiulnuatsh, nous pourrons vous revenir avec des chiffres (participation, coûts, commandites, etc.), puisqu’il était trop tôt pour révéler des informations précises à ces sujets. Chose certaine, c’était une grande édition, si l’on en croit la principale artisane et les réactions des visiteurs.