Maggy Moar a remporté le titre de Miss Pekuakami 2026-2027 (Photo Pierre Gill)

Une activité nouvelle s’était inscrite à la programmation de la 20e édition du Grand rassemblement des Premières Nations. Les résultats étaient attendus et c’est lors de la journée du Pow wow de Mashteuiatsh, le 11 juillet dernier, que l’identité de Miss Pekuakami 2026-2027 a été connue. Maggy Moar accède ainsi au titre de Miss Pekuakami, devant les autres participantes qui étaient Shayna Dominique-Raphaël, Mélanie Étienne, Jasmine Dubé-Paul et Marie-Ange Raphaël-Germain.

Lors de sa présentation initiale, Maggy Moar a expliqué les raisons qui l’ont motivée pour déposer sa candidature : « J’ai choisi de vivre cette aventure puisque pour moi, c’est une grande source de motivation. Je veux m’impliquer dans la communauté du mieux que je peux, je veux pouvoir être fière de moi et de mon parcours. Je veux donner espoir à la culture et en nous. N’oubliez pas, gardez toujours espoir en vous, écoutez votre cœur et faites confiance à la vie ».

L’activité n’est pas sans rappeler les éditions passées des Fêtes amérindiennes et même de l’année du centenaire de Mashteuiatsh, en 1956, alors que Marthe Gill devenait la Princesse des Bois en faisant la lutte à Monique Robertson et Marthe Kurtness. La dernière à porter un titre semblable, c’est la conseillère à Katakuhimatsheta, Sandy Raphaël, dans les années 90. C’est d’ailleurs cette dernière qui est venue couronner la nouvelle représentante des Pekuakamiulnuatsh à ce titre convoité.

Miss Pekuakami, ce n’est pas seulement un titre; c’est un mandat d’ambassadrice culturelle. Cela signifie que, jusqu’à la nomination d’une nouvelle Miss Pekuakami, Maggy Moar jouera cet important rôle.

Suite à l’annonce officielle des résultats, Maggy Moar et les quatre autres candidates se sont données une chaude accolade. La gagnante s’est vu remettre la bourse Adrienne Paul de 1000$ offerte par Mme Johanne Robertson, petite-fille de cette grande artisane qui a fait ses preuves, à l’époque, en matière de créations artisanales. Elle a également reçu une couronne et une bannière confectionnées par Thérèse Bélanger et Cynthia Bégin, une jupe officielle généreusement offerte par Création Apukunis, une place au Bootcamp d’une valeur de 1 000 $, ainsi qu’un soutien de 2 000 $ en passeports culturels qui lui permettra de vivre pleinement son mandat d’ambassadrice culturelle.