Après quelques mois à la table du Conseil, Lenny Valin a fait part de ses intérêts, de ses priorités à titre de nouvel élu à Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, au cours d’une entrevue qu’il nous a accordé en décembre dernier.
D’entrée de jeu, Lenny Valin reconnaît qu’il craignait que ce soit plus difficile. Sachant qu’il peut compter sur l’organisation et ses services, il dit pouvoir travailler directement à ses dossiers; et des dossiers, il en a. Dès son entrée à la table des élus, il a hérité des dossiers Infrastructures et services publics, Loisirs, sports et vie communautaire, Sécurité publique, et il a pour responsabilité spécifique : Délégué à la jeunesse et relations avec les Katipelitakau. Ces dossiers lui furent attribués en début de mandat par le chef Jonathan Germain.
Lors des premières minutes de l’entrevue, Lenny Valin a avoué son penchant pour les sports et loisirs, dirigeant ses propos vers les infrastructures de la communauté qui sont désuètes. Il fut question notamment du gymnase qui n’est plus aux normes et qui est particulièrement défraîchi. Ce penchant s’explique par le fait qu’il a toujours été attiré par les sports, si bien qu’avant d’être élu, il a œuvré dans l’organisation des Jeux des Premières Nations Québec-Labrador. C’est durant cette période de la mi-mai qu’il a vécu la mésaventure de perdre son père, Ismaël Valin, au cours d’un tragique accident qui aurait pu lui coûter la vie également. Malgré cela, Lenny Valin a repris les rênes des Jeux pour en faire le succès que l’on connaît aujourd’hui, et il en est très fier.
L’élément culture est aussi très important pour Lenny Valin. Quelques mois avant d’être élu, il a œuvré au Musée ilnu de Mashteuiatsh pour se rapprocher encore davantage de sa culture. Il aime particulièrement les visites en territoire et tout ce qui s’y passe. C’est ce qui l’a amené à prendre le dossier délicat des relations avec les Katipelitakau (gardiens des territoires familiaux) qu’il qualifie de complexe, tout en comprenant l’importance des blessures subies et des « douleurs intergénérationnelles » par la dépossession et les pensionnats, notamment.
Comme il a également hérité du dossier de la Sécurité publique, Lenny Valin dit pouvoir compter sur des personnes compétentes, pleines de bonnes idées, dont celle d’avoir initié une ligne téléphonique pour la dénonciation de différentes méfaits qui peuvent survenir dans la communauté des Pekuakamiulnuatsh.
Par son dynamisme et l’empressement qu’il a à accomplir son travail au sein de Katakuhimatsheta, Lenny Valin se dit heureux de relever ce défi. Tous les jours, il rencontre des gens qui l’interpellent dans ses fonctions et c’est avec enthousiasme qu’il dit les accompagner. Passionné d’histoire et de géographie depuis son enfance, Lenny Valin compte bien faire sa place au sein de l’organisation, au cours du mandat de quatre années qu’il vient d’entreprendre.