Julie Léveillée est la petite-fille de Jean-Roland Launière et Marie-Claire Bonneau, fille de Gilles Léveillée et Johanne Launière. Mariée depuis un an et demi à Alex Paul, avec qui elle maintient une relation depuis 27 ans, Julie Léveillée est mère de quatre enfants.
Julie Léveillée a grandi à Mashteuiatsh. Elle a fait son primaire à l’école Amishk et fut de la première cohorte de l’école Kassinu Mamu jusqu’en secondaire III, avant de se détourner obligatoirement vers la Cité étudiante de Roberval, comme ses consoeurs et confrères étudiants (le quatrième secondaire ne se donnait pas à Mashteuiatsh à l’époque). « Après mes études secondaires, je me suis inscrite en sciences humaines. Au même moment, je suis devenue maman d’un premier enfant. Et comme j’aimais beaucoup les gens, les rencontres, etc., j’ai changé de parcours pour m’inscrire en soins infirmiers. Je suis donc infirmière de profession et j’ai toujours travaillé dans la communauté de Mashteuiatsh. »
Petit-à-petit, Julie Léveillée gravit les échelons. Du centre Tshishemishk (Centre d’accueil pour les aînés), elle est entrée par les différents programmes offerts au Centre de santé de Mashteuiatsh où elle a été initiée aux besoins de la communauté en faisant notamment des visites à domicile. Plus tard, c’est à titre de gestionnaire qu’elle cumule des fonctions, toujours dans le domaine de la santé, en devenant directrice de la santé publique durant cinq années. C’est durant cette période qu’est survenue la pandémie à la COVID-19 qui a permis à Julie Léveillée de relever un défi de grande importance.
Riche de ces expériences, et sans nécessairement en faire un plan de carrière, Julie Léveillée a vu s’ouvrir à elle le monde politique. « C’est venu en cour de route, avec les expériences, avec ce que je voyais, avec l’intérêt qui grandissait, et lorsque l’occasion de 2025 s’est présentée, j’étais prête; ça me tentait de relever le défi. Je me suis fait confiance, et j’ai laissé à la communauté le choix de décider. »
Pour Julie Léveillée, c’était une belle surprise lors de la soirée du 1er août 2025. « La communauté m’a choisie; ça m’a fait vraiment un petit velours. Oui j’espérais l’emporter, mais à ce point, j’étais vraiment contente. »
Consciente de sa nouvelle réalité, c’est avec enthousiasme et empressement que Julie Léveillée s’est affairée à prendre connaissance des principaux dossiers qui touchent l’organisation. Ses horizons se sont élargis et elle savoure chaque instant en quête de nouvelles informations. Pour elle, bien peser le pour et le contre pour chacune des décisions, fait partie de ses priorités personnelles. « Je ne suis pas là pour moi, mais pour bien représenter la communauté. Et c’est dans cet esprit que je me suis lancée en politique. Je voulais connaître le fond des choses et bien connaître les dossiers. »
« À la table de Katakuhimat-sheta, j’ai un droit de vote qui est légitime. Je ne suis pas là pour tout changer, mais je sais que je suis en mesure de changer des choses, en bonne connaissance des dossiers qui se présentent à moi. Il faut être en mesure de faire valoir son point de vue et bien comprendre que nous sommes une équipe. »
En début de mandat, le chef Jonathan Germain a confié à Julie Léveillée les dossiers Éducation et main-d’œuvre, Sécurité publique et Tshitilniunnu, en plus d’avoir pour responsabilité spécifique, les organismes communautaires et la lutte contre la pauvreté.
Pour la prochaine édition de la revue mensuelle de l’actualité des Premières Nations du Pekuakami, nous vous présenterons Sandy Raphaël.